Ottawa exige qu’un fabricant chinois de caméras de surveillance fasse ses valises
Le gouvernement canadien ordonne au fabricant chinois de caméras de surveillance Hikvision de cesser ses activités au Canada pour des raisons de « sécurité nationale » et de fermer ses bureaux au pays. Cette entreprise qui a des bureaux notamment à Montréal se défend. Sa déclaration ne mentionne pas comment Hikvision porterait atteinte à la sécurité nationale du Canada. Hikvision, également connue sous le nom de Hangzhou Hikvision Digital Technology Co., a fait l'objet de nombreuses sanctions et restrictions de la part des États-Unis ainsi que du Québec au cours des dernières années. On lui reproche notamment l'utilisation de son équipement à des fins politiques dans la région chinoise du Xinjiang, où des groupes de défense des droits de la personne ont documenté des abus contre la population ouïghoure et d'autres communautés musulmanes. Présente au Canada depuis 10 ans, cette entreprise compte des bureaux et un centre de recherche et développement à Montréal, dans l’arrondissement de Saint-Laurent. Elle dispose aussi de bureaux à Mississauga, en Ontario. Depuis un sommet atteint en juillet 2021, la valeur boursière de cette entreprise chinoise a perdu 57 % de sa valeur. L’entreprise a exprimé sa réprobation par voie de communiqué de presse. Plutôt que d'évaluer notre technologie selon ses mérites en matière de cybersécurité, cette décision semble motivée par le pays d'origine de la société mère, reflétant ainsi des tensions géopolitiques plus vastes et un parti pris injustifié contre les entreprises chinoises. Le ministère chinois des Affaires étrangères n'a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires de la part de Reuters. L'entreprise, qui se présente comme le plus grand fabricant mondial d'équipements de vidéosurveillance, a déclaré l'année dernière avoir résilié des contrats au Xinjiang de cinq filiales qui ont été ajoutées à la liste noire commerciale américaine en 2023. Des caméras de surveillance Hikvision à Pékin, en Chine. Photo : Reuters / Carlos Garcia Rawlins Le Canada a déclaré l'année dernière qu'il examinait une demande de sanctions contre des entreprises chinoises d'équipements de surveillance, dont Hikvision, après que des défenseurs des droits de la personne eurent allégué que ces entreprises contribuaient à la répression et à la surveillance par haute technologie au Xinjiang. Mme Joly a indiqué que le Canada interdisait également l'achat de produits Hikvision Elle a précisé que l'ordonnance ne s'étendait pas aux filiales de l'entreprise à l'extérieur du Canada, mais elle a Avec les informations de ReutersCette décision découle d’un processus d’examen en plusieurs étapes, fondé sur les informations et les preuves fournies par la communauté canadienne du renseignement et de la sécurité
, indique une déclaration publiée par la ministre fédérale de l’Industrie, Mélanie Joly, vendredi soir.Hikvision demande des preuves
Nous exprimons notre ferme désaccord avec cette décision, que nous considérons avec la plus grande préoccupation, car elle manque selon nous de base factuelle, d'équité procédurale et de transparence
. a déclaré l’entreprise.
dans l’ensemble des ministères, agences et sociétés d’État
et examinait les propriétés existantes « afin de s'assurer que d’anciens produits Hikvision ne soient pas utilisés à l'avenir ».fortement
encouragé les Canadiens à prendre note de cette décision et à prendre leurs propres décisions en conséquence
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